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2015, un nouveau plan dévoilé

Basé sur les recommandations du député Potier, missionné par le Premier Ministre pour faire un travail d’évaluation du plan et proposer des perspectives, le plan ÉCOPHYTO 2 a été dévoilé en octobre 2015.

Ce nouveau plan réaffirme les objectifs de réduction initiale et propose de suivre les 7 principes suivants :

Maintenir le cap d’une réduction de 50 % selon une trajectoire en deux temps _ [1].
Surveiller les impacts à 360° _ [2]
S’inscrire au coeur du projet agro-écologique _ [3]
Placer l’entreprise au centre du dispositif _ [4]
Jouer collectif _ [5]
Territorialiser _ [6]
Porter une culture positive _ [7]

Cliquez ici le plan ECOPHYTO pour accéder au plan complet :
Cliquez ici la plaquette pour accéder à la plaquette de présentation

[1] - une réduction de 25 % en 2020, qui repose surtout sur l’optimisation des systèmes de production par le transfert et la diffusion des solutions actuellement disponibles ;
- une réduction de 50 % à l’horizon 2025 permise par des mutations profondes des systèmes de production et des filières, soutenues par des déterminants politiques de moyen et long terme, par une politique de formation ambitieuse et par les avancées de la science et de la technique

[2] L’ensemble des risques liés aux produits phytopharmaceutiques (sur la santé humaine, sans se limiter aux seuls utilisateurs, et sur l’environnement) doivent être maîtrisés et seront pris en compte de manière globale et approfondie.

[3] L’objectif de réduction de la dépendance, des risques et des impacts liés aux produits phytopharmaceutiques est inséré dans le projet agro-écologique, dynamique de mutation progressive et profonde, associant l’ensemble des acteurs des filières et des territoires dans une perspective de performance à la fois économique, environnementale et sociale.

[4] Le plan s’attachera de façon importante aux leviers qui favorisent le changement de pratiques au sein de l’entreprise, en tenant compte des facteurs qui jouent à ce niveau sur l’emploi des produits phytopharmaceutiques (orientation du système de production, assolement, organisation du travail, équipement disponible, déterminants de la performance économique…) et en donnant à son responsable la capacité de choisir la trajectoire d’évolution appropriée.

[5] Les dynamiques de groupe, les actions conduites à des échelles plus larges que la parcelle ou l’exploitation, et les projets de filière, seront soutenus de manière préférentielle.

[6] L’échelon régional constituera un niveau renforcé d’orientation et de mise en oeuvre. Les moyens d’action seront augmentés en accordant une attention particulière à la prise en compte des enjeux liés aux usages, risques et impacts des produits phytopharmaceutiques dans l’ensemble des stratégies et plans d’actions régionaux concernés.

[7] Le développement de modes de production agricole et de gestion de l’espace fondés sur la synergie entre agronomie et écologie, constitue un défi positif et moderne, reposant sur un progrès technique et sur la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés ; la sensibilisation de tous les citoyens à cet enjeu fera valoir son caractère actuel et essentiel pour la transition de l’agriculture française vers des systèmes performants sur les plans économique, environnemental et social.