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Protection des cultures

Comparaison des pratiques phytosanitaires en grandes cultures dans le Grand Est en 2011, 2014 et 2017
Dans le Grand Est, en 2017, 99 % des surfaces en grandes cultures ont fait l’objet d’au moins un traitement phytosanitaire (y compris biocontrôle). L’utilisation de produits phytopharmaceutiques mesurée par l’indice de fréquence de traitement (IFT) est en baisse (3,5 en 2017 contre 4,8 en 2014) avec des variations selon les cultures. Cette baisse a été favorisée par des conditions climatiques plus clémentes qu’en 2014 et comparables à celles de 2011. L’observation des parcelles et le conseil des fournisseurs sont les principaux critères dans la décision de traiter tandis que les options privilégiées par les agriculteurs pour réduire les traitements sont les techniques culturales (travail du sol, etc.) et l’ajustement à la baisse des doses. La formation Certiphyto et la lecture du bulletin de santé du végétal ont, à ce propos, un impact croissant en faveur de la réduction des traitements. L’usage des équipements de protection individuelle par les exploitants reste variable.
 
La certification environnementale : présentation et état des lieux dans le Grand Est
La certification environnementale est une démarche volontaire reposant sur la certification de l’exploitation dans son intégralité. Axée sur quatre thématiques environnementales (biodiversité, protection phytosanitaire, fertilisation et irrigation), cette certification est progressive. Ainsi, les exploitations certifiées Haute Valeur Environnementale (HVE) ont atteint le troisième niveau de la certification environnementale. Au 1er janvier 2020, le Grand Est compte 1 199 exploitations certifiées Haute Valeur Environnementale (HVE), soit 22 % des exploitations françaises certifiées HVE. Le nombre d’exploitations certifiées HVE en Grand Est a progressé de 87 % depuis le 1er juillet 2019. Ces chiffres traduisent l’engagement des professionnels du Grand Est dans la transition agro-écologique.
 
Dossier n° 2 - Usage du glyphosate dans l’agriculture du Grand Est et alternatives
A partir du dispositif des enquêtes statistiques du ser­vice de la statistique et de la prospective du ministère de l’agriculture et des données de la banque nationale des ventes des produits phytopharmaceutiques par les distributeurs agréés, ce dossier dresse un état des lieux de l’utilisation du glyphosate dans les principales filières végétales du Grand Est. Au-delà du glyphosate, l’utilisation des herbicides dans ces différentes filières est expliquée et évaluée. Les alternatives existantes au désherbage chimique sont également détaillées. La présente analyse de l’usage du glypho­sate conclut un travail de diagnostic initié dans le cadre de l’actualisation en 2019 de la feuille de route régionale du plan Ecophyto.
 
Pratiques phytosanitaires en grandes cultures dans le Grand Est en 2014
Les enquêtes pratiques culturales en grandes cultures (2011 et 2014) permettent d’analyser les pratiques phytosanitaires en Grand Est, à travers l’indice de fréquence de traitement (IFT) qui est l’indice privilégié pour mesurer l’intensité de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. L’IFT moyen varie en fonction des cultures, de 2,5 pour le maïs fourrage à 20,9 pour les pommes de terre. L’intensité de traitement varie également selon les bassins de production du Grand Est. Par ailleurs, une comparaison entre 2011 et 2014 met en évidence un indice de fréquence de traitement globalement supérieur en 2014, notamment du fait d’une météo favorable aux bio-agresseurs et adventices.
 
Pratiques phytosanitaires dans le vignoble champenois
L’utilisation de produits phytosanitaires, mesurée par l’indice de fréquence de traitement (IFT), est en moyenne plus intense sur le vignoble champenois (IFT de 23,4 en 2016) que sur l’ensemble du vignoble français (IFT de 15,3 en 2016). Cela s’explique par une utilisation accrue des fongicides : l’IFT fongicide est de 18,6 sur le vignoble champenois en 2016, contre 10,9 sur le vignoble français. En raison de conditions météorologiques plus rudes en 2016 qu’en 2013, l’IFT moyen a progressé sur l’ensemble du vignoble français (14,7 en 2013 contre 15,3 en 2016) et sur le vignoble champenois (21,4 en 2013 contre 23,4 en 2016). L’enherbement permet de réduire l’utilisation d’herbicide : il est pratiqué sur 24 % du vignoble champenois, contre 52 % du vignoble français.