Grandes cultures

Comparaison des pratiques phytosanitaires en grandes cultures dans le Grand Est en 2011, 2014 et 2017
Dans le Grand Est, en 2017, 99 % des surfaces en grandes cultures ont fait l’objet d’au moins un traitement phytosanitaire (y compris biocontrôle). L’utilisation de produits phytopharmaceutiques mesurée par l’indice de fréquence de traitement (IFT) est en baisse (3,5 en 2017 contre 4,8 en 2014) avec des variations selon les cultures. Cette baisse a été favorisée par des conditions climatiques plus clémentes qu’en 2014 et comparables à celles de 2011. L’observation des parcelles et le conseil des fournisseurs sont les principaux critères dans la décision de traiter tandis que les options privilégiées par les agriculteurs pour réduire les traitements sont les techniques culturales (travail du sol, etc.) et l’ajustement à la baisse des doses. La formation Certiphyto et la lecture du bulletin de santé du végétal ont, à ce propos, un impact croissant en faveur de la réduction des traitements. L’usage des équipements de protection individuelle par les exploitants reste variable.
 
Fiche filière betterave sucrière
Jusqu’au 30 septembre 2017, le secteur du sucre dans l’UE était régulé par des quotas de production et un prix minimal de la betterave, mesures qui ont disparu le 1er octobre 2017, suite à la réforme de la PAC 2013. Cette perspective de libéralisation du secteur, associée à une embellie du cours mondial du sucre, a engendré une augmentation des surfaces emblavées atteignant, au printemps 2017, + 30 % par rapport à 2015. Avec des rendements en hausse cette même année, le Grand Est a finalement réalisé sur la campagne 2017-2018 une production supérieure de 50 % à celle de 2015-2016. La chute des cours du sucre, à partir de l’automne 2017, a ensuite conduit les betteraviers à limiter, voire à réduire, les superficies emblavées pour les campagnes suivantes. Pénalisée par des rendements fortement affectés par la sécheresse, la production de 2018 retrouve ainsi le niveau de 2016. En 2019, surfaces et production sont encore en retrait. En ce qui concerne la zone ouest, elles restent malgré tout supérieures aux niveaux observés avant la suppression des quotas, mais l’activité est nettement plus en recul ailleurs. Les prévisions pour 2020 montrent un maintien global des surfaces mais des conditions de culture difficiles en début de campagne (levée hétérogène et attaque de pucerons, vecteurs du virus de la jaunisse).
 
Fiche filière pommes de terre
En 2018, le Grand Est est la deuxième région française productrice de pommes de terre. 12 % des tubercules produits en France sont cultivés dans la région. La production de 2018 est proche de celle de 2017 et dépasse de 6 % la valeur de la moyenne quinquennale, en lien notamment avec la constante hausse des surfaces de pommes de terre de consommation.
 
Pratiques phytosanitaires en grandes cultures dans le Grand Est en 2014
Les enquêtes pratiques culturales en grandes cultures (2011 et 2014) permettent d’analyser les pratiques phytosanitaires en Grand Est, à travers l’indice de fréquence de traitement (IFT) qui est l’indice privilégié pour mesurer l’intensité de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. L’IFT moyen varie en fonction des cultures, de 2,5 pour le maïs fourrage à 20,9 pour les pommes de terre. L’intensité de traitement varie également selon les bassins de production du Grand Est. Par ailleurs, une comparaison entre 2011 et 2014 met en évidence un indice de fréquence de traitement globalement supérieur en 2014, notamment du fait d’une météo favorable aux bio-agresseurs et adventices.